Quotidien : 4 juillet 2006

Publié le par 2L

 

Quotidien : 4  juillet  2006

Ah ! Ces Vieux …………..Ah ! Ces Enfoirés…… (pour être convenable)

Nous sommes bien dans un pays où la reconnaissance sert d’exutoire aux générations montantes soit par manque de maturité, soit par manque de noblesse d’âme, soit par inoculation de mauvais gènes, soit par goujaterie du passé qu’elles ne pourrant jamais singé voire imité. 

Regardez ces Vieux, ces pauvres poilus qui ne peuvent présenter que quelques spécimens centenaires au rayon de la préhistoire de la première guerre mondiale et qui coûte encore au pays vu l’état dans lequel ils vivotent quotidiennement. Ah, ces vieux qui se débattent dès que la température dépasse les 35 D° et qui sombrent dans la dégénérescence sans que quiconque ne vienne les soutenir par la simple affection. Des ministres qui concoctent quelques décrets iconoclastes, histoires de remplir les bibliothèques de l’Assemblées Nationale et du Sénat. Pour dire qu’ils ont mis la main à la pâte et le cœur généreux en bandoulière quand ils se frottaient le derche sur les bancs bien polis. 

Ah, ces Vieux, égrotants, grabataires, cacochymes, antédiluviens, défraîchis, souffreteux, valétudinaires …. Tous confondus comme les merluchons, entassés comme au purgatoire à l’arrivée des bateaux et passés en revue par de picotins mareyeurs sans âmes mais avec le sou trépidant. Ils n’ont rien fait, ces désossés cerbères, pour la jeunesse actuelle, ni 39-45, encore moins dans les rizières et les plantations de l’Indo, ni dans les oueds et les djebels de l’Algérie, ou sur les pavés de mai 68 : une rigolade de teenagers en manque de farandole ………. Parbleu…..Ils sont heureux, ces mioches de la deuxième et des générations à venir, ventrus jusqu`à la gueule et assistés jusqu`à la moelle, se saoulant à la tétine maternelle, avec des parents qui jonglent dans les larmes pour soutirer de multiples allocations sans bouger les bras de labeur, de peur de se fracturer le lobe des oreilles aux pendentifs soignés.

Ah, ces Vieux qui ne savent même plus courir et qui abordent un match de football comme on enterre un clafoutis de vieilles cerises. A quoi cela sert-il de les faire grimper à plus de deux mille mètres d’altitude pour qu’ils apprennent à se ré-oxygéner, histoire de décrasser les lobes de leurs poumons usés par tout le temps passé sur les stades du monde. Ah, ces vieux Zidane, Viera, Thuram et consorts …..Et que l’on sort quand on a besoin d’eux afin de les vilipender à coup de pierres et de sarcasmes comme au temps de Babylone. Des matches nuls joués en marchant comme les légionnaires un quatorze juillet sur les Champs-Elysées.

 

 

« Aux chiottes » criait un entraîneur ibère, las de voir toujours les mêmes ronds-de-cuir le toiser de façon sarcastique, surtout black n’beur, lui, le rondouillard moustachu qui use de la gueule comme d’autres des virgules sur les murs imprégnés de flatulence. Eh oui, ces trépidants de la semelle haut de forme, sifflant majestueusement la Marseillaise, ont la mémoire bien courte, la chaleur imprimant de surcroît la surchauffe de l’Alzheimer : ils ont oublié les vagues de vacanciers français, les premiers à aller en Espagne pour égayer leur triste sort laissé aux mains de Franco et pour leur apporter quelque menus de bonne conduite fondée sur la soi-disant démocratie et sur un semblant de liberté ? Les pesetas français de l’époque étaient les bienvenues dans l’escarcelle des villageois et des miséreux de la côte aux vaguelettes mâtinées. Et ces vieux qui ont coltiné et rompu les délateurs à la petite semaine, ils leur ont collé trois mandales d’un coup. Des buts sans concessions aucunes, avec les mêmes vieux toujours rieurs : une leçon d’humilité pour ces droits-du-buste montés en arrière-train sur de beaux colifichets en bambous avec des hauts talons qui vous tamponnent le tympan. Il va falloir serrer les castagnettes la prochaine fois afin que vos enfants aillent droit sur le chemin. Ne prenez pas exemple de LETOKAR dans l’Epître 8 des « Histoires Fantastiques », qui semble être de même origine et de même nature.

Ah, ces Enfoirés ……  vous savez ceux qui se délectent dans des supputations du café du coin, arborant des articles dans les journaux comme s’ils avaient fait le monde en vingt-quatre heures. Ils, ces journaleux, ont essayé de faire comme en politique, surtout de gauche, avec un programme en déliquescence à l’encontre de ces vieux gougnafiers qui osent traîner leurs crampons crasseux devant les buts coréens et suisses. Et supputaient encore à merveille sur les tactiques d’un entraîneur qui les regardaient de haut, pour une fois qu’il parle français avec correction, ayant des hobbies de grande facture ? A l’inverse de beaucoup de sportifs qui ne sont que des incultes hors leur sport ! Ces scribouillards, inventeurs du fil à couper le beurre rance, s’invitent à jouer les sorcières bien-aimées ou les gourous macaques de Guyana.

Inventant des artéfacts minables, composant des dispositifs de complaisance, attestant des phases incontournables de jeu, maniérant les techniques individuelles aux applications insondables. Laissant le reste de la population pour de simples plouctons ignares de ce jeu où il suffit de taper dans le ballon vers l’avant et de courir derrière pour voir s’il ne s’est pas dégonflé en tournant sur lui-même.

Ah, ces Enfoirés, à les voir simuler, comme à la NASA mais en piteux, les stratégies de fortune et des arabesques techniciennes, on peut se demander pourquoi ils n’ont pas été appelés à cette primature suprême pour diriger cette équipe de France et de l’emmener à la victoire finale ! Sans compter ceux qui braillent à tue-tête dans le poste et qui sont pour la plupart à côté du sujet. (Il y en a qui passent le BAC en ce moment). Le BAC, ils ne l’auront pas, parce qu’incultes en cette matière. 

Ah, ces Enfoirés …….. Mais voilà que les Vieux, ces Vieux, qu’ils ont l’habitude de pourfendre à tout va, les assommant de quolibets indécents, les traitant de sarcasmes innommables, ils viennent de les tacler de face, élégamment et aristocratiquement avec le gant de la préséance, en infligeant aux artiste brésiliens une défaite sans gloriole. Tout y passait, l’élégance du geste et de la technique, l’esprit de corps et d’homogénéité, la sérénité dans l’occupation des espaces, la recherche dans la répartition des taches, la générosité dans les mauvais moments et l’exemplarité du comportement dans la victoire. Quoi de plus ?

Certains sont en train de tourner casaque comme des politiciens assoiffés de pouvoir. La honte, connais pas….. la dignité, connais pas …… des mot dithyrambiques dans les canards en souffrance et des images commentées au-delà de la réalité, un vocabulaire de lèche-cul tartinée de crème fraîche et cholestérolisée. De ce comportement, cela sent fort les années 39-45 où les délateurs sont devenus de grands patriotes en l’espace de la seconde. 

Les Vieux ont encore de la ressource !!! des ressources de vieux bien évidemment ……..

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