LEV ( LU - Entendu - VU ) : Ecapade en terre de Moustiques ( Finlande )

Publié le par L'Outré


Escapade en Terre de Moustiques (Finlande)

 

Les Péripéties d'une dame -- Vu

 

Quand on aborde ce pays, on s'aperçoit que tout ce qui vous entoure se résume à quelques pogroms latents dont l'échappatoire ne peut venir d'un vol aérien. 

Vous quittez une route et c'est la forêt de pins et de bouleaux qui vous ceinturent comme dans une mêlée de malades. Vous tournez l'œil à droite comme à gauche, ce sont les 180.000 lacs qui vous encerclent. Et lorsque vous voulez vous réfugiez, c'est dans une habitation de bois, chère aux écolos de fiesta, qui vous englobe. En dehors de cela, les amis qui vous veulent du bien, à raison de cinq kilos par centimètre carré de votre peau … ce sont les moustiques ! C'est de l'amour en conséquence. Les finlandais n'ont pas encore trouvé de recettes, à part de la pâte à papier avec leurs arbres, pour en faire un pur pâté de gourmandise ! 

L'autre péripétie se retrouve à l'aéroport d'Helsinki avec la flopée de jeunes flics qui vous fouillent par leurs écrans informatiques, et par les attouchements hyper chirurgicaux. 

C'est l'histoire d'une dame qui s'est faite dépouillée, de fond en comble, à la limite de l'indécence, de tous ses bagages qui doivent passer sous le tunnel de l'IRM, et elle-même sous le portique musical. Quand certains et certaines sont obligés de retirer leurs ceinturons, leurs chaussures … Quant aux parties génitales et les dentiers à retirer, ils n'ont pas encore osé. Quoique … ! 

Revenons à la dame, son petit sac de sport fut l'objet d'une grande fouille. Le flic voyeur à l'écran interpellait le jeune collègue, blond dandinet à l'allure mal accouchée. Ce fin limier sortit la moitié des affaires de la dame et les mit dans un grand plateau en plastique. Il n'y trouva rien qui pouvait fustiger le regard du voyeur invétéré. Il rapporta sac et plateau plastique pour une deuxième vision à l'écran par le mamouchi de service. Retour devant la dame, de nouveau, quelques autres objets expulsés du sac vers le plateau. Rien trouvé ! Le sarcastique blondinet retourna les deux amas d'effets devant le bourbeux de la télé. Explication de l'un à l'autre, en onomatopées finlandaises de bien entendu, de la forme de l'objet en question. Le gaminot blondasse revint avec sac et plateau et toutes les affaires dans un désordre inimaginable. Enfin, à force de renifler avec ses doigts glauques, il trouva l'objet rebelle, celui du délit, capable de transformer l'Airbus 320, arrivé en retard sur le tarmac, en torche fumeuse pour le dieu Odin cloaqué au milieu de la forêt.  

Il extirpa un bout de plastique de moins d'un demi centimètre de diamètre, bariolé de jaune et de rouge et long de 20 centimètres, constituant la partie centrale d'un ustensile courant de la vie des finlandais : une "tapette pour mouches et moustiques" (?!). Ah ces Sherlock Holmes des tribus scandinaves. Ils sont loin de nos Lemmy Caution d'antan,  qui décelaient en quelques secondes la différence entre une queue de rat et une queue de tapette au milieu des élégantes de Saint Denis !!! 

Mais le pire est à suivre : le gringalet doré à la houppe s'en était allé faire voir l'étrange découverte à son tourmenteur du jour. Sale temps pour les mouches des fins limiers du nord. En revenant vers la dame, tout penaud, l'escogriffe furibard remettait la baguette au fond du sac et laissait sans mot dire d'excuses à la passagère, le soin de remettre en ordre toutes les affaires dérangées par son incompétence, par leur incompétence. La police finlandaise ne doit pas connaître les règles du savoir-vivre. A force de ramasser tous les vendredis et samedis soirs les cohortes d'assoiffés et de rampants puant la bière sur les trottoirs d'Helsinki, elle devrait penser aux touristes qui, en quittant le pays des rênes décapités et décongelés en été, n'épouseraient sûrement pas les us et coutumes de ces gabelous, aux crânes rasés et les gabelettes aux cheveux longs tressés et en technicolor, qui traînassaient en bandes habillées métallique, gothique et satanique.

 

Bon voyage !!!

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Article du Mardi 14 juillet 2009

Histoire d'une Moralité

 


Histoire d'un Gouvernement qui glose sur le "Mérite des Fonctionnaires" et qui refuse de reconnaître le "Démérite de ces mêmes Renégats "
    (4/4)

 

Moralité de cette Histoire ….. ou/et ….  La "Survie par la Prudence"


1ère    partie : publiée le 11 juillet 2009
2ème  partie : publiée le 12 juillet 2009
3ème  partie : publiée le 13 juillet 2009


Lorsqu'on se prévaut d'accorder les acacias de la gloriole sur le revers de veston d'un homme, il faut aussi avoir le courage de les enlever avec force dès lors que l'impropre a été constaté. L'homme est vil dès sa naissance. 
 

Ce gouvernement de droite ne sait qu'amplifier les dérives de la démagogie, en suscitant la convoitise pour le sournois et en délaissant l'honneur de la vertu humaine aux méritants. Il ne brique que le voyou qui veut briller et lui ceint les décors de pacotilles. Accorder simplement le Mérite sans sa compensation, qu'est le Démérite, est une offense à la démocratie. Comme disait Emile Henry l'anarchiste " seuls les cyniques et les rampants peuvent se faire une bonne place au banquet". Il est vrai que la justice de ce pays ne tempère guère dans la caricature de la vindicte grégaire. Elle ne sait aller que dans un sens. Et toujours dans le même.  

Cette démocratie a engendré des enfants de bonne facture tels que Emile Henry, anarchiste intellectuel guillotiné le 21 mai 1894, à 21 ans, devant Maurice Barrès et Georges Clémenceau : lui qui disait lors de son procès "On m'avait dit que les institutions sociales étaient basées sur la justice et l'égalité et je ne constatais autour de moi que mensonges et fourberies". La France et les français ne savent que fabriquer les mots qui ne veulent rien dire dans leurs  applications. Ils ont ainsi inventé le premier terroriste à visage humain. Ne pourrait-on pas élaborer un manifeste pour une conspiration contre la médiocrité ? Pour avoir justement ce plaisir de faire comme disait Boris Vian : "J'irai cracher sur vos tombes ".  

Qu'y a-t-il à espérer ? Rien ….  

De Comte-Sponville : "Comment voulez-vous que les damnés n'espèrent pas ? Ils souffrent trop ! Ils espèrent forcément quelque chose, que cela s'arrête, peut-être un sursaut de miséricorde divine, ou simplement qu'ils vont s'habituer et qu'ils souffriront moins … En enfer, il est impossible de ne pas espérer. C'est au contraire le bien-heureux, dans son paradis, qui ne peut plus rien espérer –puisqu'il a tout".  

Et l'on arrive à définir le contour d'un adage : 
"Quand un prétendu ou un soi-disant "ami" te demande de le sortir de la "mouise", saches que c'est souvent pour ton bien qu'il a envie de te "la" remettre en mains propres et sans fioritures. Saches alors qu'il est temps de prévoir ta magnanimité pour épargner ses douleurs et pour prémunir tes regrets, en posant ton pied sur sa tête, et en appuyant de tout ton poids, en deux temps et trois mesures, jusqu'à ne plus voir cheveu qui flotte".
L'enfer est à la portée de Tous.

 

Qu'il en soit ainsi.

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