Le Syncrétisme -- Définition

Publié le par Un Oublié

Définition
 
Du Syncrétisme, on avance la Perception environnementale de façon globalisée ainsi que la Confusion de doctrines différentes en englobant des éléments divers et sans comparaisons possibles dans l’incohérence totale.
 
En étymologie, le syncrétisme renvoie à la concertation de deux fieffés menteurs et Crétois de surcroît, qui définissent la supercherie en codicille de vertu et la duperie en moyens pour y parvenir.
 
Dans ce cas précis du « French Lover »( ... lire ''l'Introduction'' ci-contre ), la notion de l’individualisme a pris le pas, au lendemain des années quatre-vingt, sur le fondamentalisme inculqué à l’aube de la révolution qui induit la marque de soutien au peuple : la Fraternité. La Fraternité ne peut plus être en osmose avec l’avant-garde des comportements qui jugent l’individu, tel un autre différent, qui n’a plus rien à voir à l’égard de soi même. Ce que d’aucuns tentent d’aviser par la confraternité, les autres opposent l’individualité en tant que vecteur de compensation.
 
C’est un leurre que de croire que Mai 68 a sonné la controverse aux années antérieures : les premières années qui suivirent donnaient cet auto-satisfecit de mascarade car ceux qui en avaient bénéficié commençaient à larder les contours de la plénitude par des pseudos idées révolutionnaires ou réformistes plus réactionnaires que constructives.
 
Ce repli sur soi fait glisser sur les pentes de l’indifférence ce qu’une société a besoin dans sa gestion de l’ensemble : l’unicité. Ce désir de ne voir que soi comme le nombril de ce monde ne suffit pas à l’obsession d’un mauvais pas. La maladie, les aléas de la vie, le chômage, l’irrespectabilité, le manque de tout, la misère de circonstance, la justice des autres, le droit de cuissage en douce, la pédophilie en contrepartie…..tout cela ne doit pas être un boulet pour celui qui se sent concerné.
 
Sauf si c’est soi qui entre dans le mauvais bercail. Dans ce cas, c’est la société qui en porte la responsabilité. Elle doit apporter en guise de dot à la mariée, la sécurité sociale, les Assedic, les enterrements gratuits, la justice à gogo, l’hôpital à demeure, les HLM meublés, les diplômes tout cuits, les emplois réservés à l’avance, le salaire versé d’office mensuellement, le droit à tous de rouler dans le caniveau comme dans les allées du roi, l’assistance à toute heure, la photo dans les journaux pipoles, les restos du cœur avec le cœur aux restos, les promos canapé à la sauvette, le loto qui gagne à chaque mise, les passe-droits et la corruption politiques, la connerie encore plus conne, les faciès bronzés à déglinguer…..
 
Cette obsession de ne construire qu’un obscurantisme particulier, dont les particules ne tournent en rond qu’autour d’un noyau unique, amène l’individu à ne vouloir que tout doit se résumer à soi, et à ne pas considérer son pourtour comme une nécessité proverbiale mais un indéniable holocauste. Que les autres doivent contribuer à la réalisation de sa propre réussite. C’est le dogme du totalitarisme à l’état du premier degré, la lie de l’insupportable comme le titre du livre de Borislav Pekic« L’Homme qui mangeait la Mort ». Et bon appétit….en enfer !
 
Marthe Van de Meulebroecke formulait ceci :
 
« En réaction contre un individualisme, jugé égoïste et dépourvu d’esprit communautaire, les intégristes de tous bords ont prôné à la fois la fermeture des frontières économiques et le retour à des traditions totalitaires ».
 
Ainsi, l’individualisme puise ses effets de surpuissance dans la dictature en torréfiant les amalgames et les ouvertures vouées au changement ou à la discussion. Et cela finit par se constituer une carapace de gangrène en prévision d’une prochaine pandémie.
 
On ne tire pas dans ses pieds pour des raisons anodines, superflues ou extravagantes. Le « French Lover » s’arc-boute sur de solides fondations basées sur ses contradictions de pensée immuable. Il se construit comme si rien n’existait aux alentours, il n’a pas besoin de l’amour des autres, le sien est informe, il n’a pas faim de justice et absout la générosité, son esprit ne crée pas les besoins du cœur, il ne veut que le pouvoir pour gouverner soi-même dans un carcan de suffisance et d’arrogance, il ne perd pas l’équilibre, c’est lui qui déséquilibre son voisin, quitte à piétiner la vieille handicapée, son voyage intérieur lui interdit la maturation de son esprit, il se fabrique lui-même les déguisements de l’interdit et de l’ignominie, il conçoit le prosélytisme comme un adjuvant délétère à sa marche finale. L’homme de Vitruve s’érige en sarcophage pour son Eternité.
 
Il nous fait sonner le glas de la révolte comme disait Ignacio Ramonet :
 
« Résister, c’est rêver qu’un autre monde existe. Et contribuer à le bâtir ».
 
Quoi que cela puisse coûter !  
 

Que nous soyons « condamnés à un impressionnisme éthique, nos jugements ne sont plus que des agrégats d’émotions, d’instincts, de conservatisme compassionnels et de peur »(Marc Villemain), nous devenons le populisme narcissique qui envenime la réalité et la vérité par l’affabulation routinière. « Notre société est malade, une porte est ouverte à l’intolérance et à l’indifférence » disait un proche d’un déporté d’Auschwitz.

Publié dans Syncrétisme

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article