Le Syncrétisme -- La Société du Mépris (3/4)

Publié le par Un Outré

La Société du ‘’ Mépris ‘’(3/4)
 
Le ‘’mépris’’ comme arme de dissuasion permanente, comme le mauvais caleçon collé aux pans arrières, l’individuel de notre société se conduit comme le pire de la l’abominable et souvent de l’abject. Se savoir « être promu » comme le garant de la transgression suffit à ceux dont la donne politicienne et médiatique sert de paravent, c’est la porte ouverte à l’autoritarisme et au sectarisme. Les contre-pouvoirs font figure d’agnelets sur l’autel des faux serments.
 
Ce syncrétisme de l’abomination se conçoit et se réalise quotidiennement à la faveur de la démission collective. De mêmes que les quolibets sont devenus tartes à la mauvaise crème. Comment ne pas être frustré par le faciès renfrogné de ceux qui partagent ce que l’on appelle les métiers de service ? Ce garçon de café ou ce buraliste qui ne saluent plus et qui vous reçoivent comme à regret, sans compter les augmentations de tarifs dès lors qu’il s’agit d’un étranger ; ce gamin des quartiers qui ne s’excuse parce qu’il est en bandes, devenant arrogant en vous fustigeant d’un ‘’ vas-y tapes-moi !’’ comme s’il était paré par la justice divine ; cette adolescente, au nombril et à la bedaine laissés aux feux du voyeurisme ambiant, qui bouscule les passants comme elle le ferait à sa mère dans la cuisine, avec insultes aidant ; ces seniors qui stationnent en plein milieu de passage pour piétons pour admirer une architecture délaissée ou qui s’arrêtent dans un rond-point pour consulter une carte routière comme si l’ère paléontologique s’était figée à leur propre désir ; ce policier qui demande avec suspicion les papiers d’un conducteur rangé, lequel s’étonne que l’on considère tout citoyen comme de potentiels délinquants et qui s’est vu répondre par ‘’ mais c’est tout à fait cela, monsieur ‘’; ce malotru qui rétorque aux revendications des riverains, après avoir garé son véhicule à moitié sur le trottoir, empêchant la fluidité de la circulation, puis se sauve en héros, avec le majeur d’un bras levé, signe de la conscience des gueux ; ces tonitruants experts en tous genres qui caracolent au sommet des informations quotidiennes et qui se targuent d’êtres des spécialistes du non-sens et de l’exquise perversité.
 
A ce mépris collectif que se donne cette société à l’égard des leurs, il y a fort peu de remèdes à cette pandémie calamiteuse: les solutions homéopathiques relèvent de chimères de quelques politiciens, à la fois doux rêveurs et vertueux menteurs. Il va falloir attendre que se réalisent de nouveau les frasques de Sodome et Gomorrhe, encore une irréalité hollywoodienne.
 
Comment éradiquer les nouveaux germes de la déliquescence ? Prier les dieux de l’Olympe ou jeter les litanies sarcastiques aux peureux pour reconstruire un humanisme de simplicité ?
 
Comme ces sous-fifres d’un Conseil Régional qui bénéficient gratuitement de largesses en nature pour parader bruyamment dans les concerts d’orchestres nationaux ou de théâtres de région. Grâce à l’argent grassement récolté dans les besaces des contribuables ! Toujours ces mêmes sous-fifres qui grignotent les appartements dits de fonction, retapés de luxure parfois et souvent ; ces petits caporaux et caporales aux immenses pouvoirs sous-terrains, très normalement encartés dans le parti politique au pouvoir de la structure pour solde de collage d’affichettes en tous genres.  

C’est le mépris outrancier par overdose du déni.

Publié dans Syncrétisme

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