Déliquescence -- La Chevauchée des Aliénés de la Démocratie : L'Arbitraire du Libre Arbitre

Publié le par Un Outré

3. La Chevauchée des Aliénés de la Démocratie (b/C) 
b. L’Arbitraire du Libre Arbitre
 
Sous prétexte de défendre des notions d’environnement propres à ses convictions, des imitateurs de Saint-Just confisquent le débat en enfermant dans un holocauste intellectuel la moindre des activités légales d’autrui. Se confondant aux libérateurs de 1789 avec pour devise la démocratie en dérivation, un moustachu antilibéraltermondialiste, comique troupier aux heures de gloire, se change en halloween des quatre saisons et se fend de la gouaille et des gestes les bans de terres gauloises, étêtant toutes plantes soupçonnées de virus o-g-misées. Le droit à la vindicte de la rue devient un exutoire pour grands braillards de la sémantique. Ce droit, dont il soustrait la loi et le droit lui-même, devient le souffre-douleur d’une démocratie qu’il clame sous les toits par voie de fait. Non satisfait de prendre ce droit en otage, l’ajustant à sa propre parabole de liberté, le moustachu se meut dans les sentiers de la gaudriole politicienne. Lors d’un regroupement national des antilibéraux, notre moustachu se penchait, près d’une militante présidentiable au demeurant, pour offrir à la caméra d’une chaîne télévisée généraliste, le pire visage du semeur de troubles : en happant un sandwich de circonstance, à grands renforts de mâchoires imbibées de terroir grossier. La scène courtise lamentablement les effets géniaux des Marx Brothers.
 
A côté de cela, les représentants de l’ordre, par syndicats interposés, s’en donnent à cœur joie dans la critique de leur ministre, pour le bien de la population, bien sûr ! L’un d’eux lance à tue-tête qu’ « on a jamais connu une situation aussi difficile en matière de criminalité …. Et que nos compatriotes sont pris en otages par des minorités mafieuses qui contrôlent des cités … ». Cela est nouveau, ça vient de sortir …Alors qu’un autre affirme qu’ « il faudra nettoyer le terrain avant de l’appliquer … » Nos agriculteurs font aussi de l’ensilage …. Tandis qu’un autre encore s’emballe en fustigeant la notion selon laquelle « la police de proximité est un faux débat … et que la police ne peut pas tout faire. L’Education nationale, les magistrats, les éducateurs doivent aussi faire leur travail … » Et pendant ce temps-là, la gendarmerie garde ses propres enquêtes. Afin que la Police demeure dans le flou. Alors on invente un logiciel pour compiler, comme pour les CDs des chanteurs laissés pour compte, toutes les informations des uns et des autres. Enfin, il est bon de savoir si les gens du terrain seront d’accord et feront tout pour cela. Ceci est une autre histoire. 
 
Mais si, mais si, les autres font quelque chose. Voyez ce scénario ubuesque : l’Education nationale forme les élèves, futurs électeurs, à la citoyenneté en commençant par la participation aux grèves et au maniement de divers projectiles ? Les magistrats les renvoient sur le terrain pour de nouveaux stages, ceux qui n’auront pas été assez intelligents pour contourner les cars de police et qui se retrouvent devant un juge après une charge des condés ? Et les éducateurs pour parfaire, entre deux grèves, les parcours initiatiques de ceux qui auront encore quelques difficultés à courir en zigzag et à viser juste ? La boucle est tressée.
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Vendredi 17 Novembre 2006

Déliquescence

3. La Chevauchée des Aliénés de la Démocratie (a/C)
 
a. L’Instinct d’Assertion
 
Notre société larvée de toutes démissions laisse à l’empire du crime associé le soin de se cacher fiévreusement sous la bure de la démocratie. Pour mieux déguster les délices de la transgression. Il n’est de déni que la pitoyable du laisser-faire sans pour autant lever le pouce de la contre offensive. Les grèves, quelles que soient les raisons, sont de manifestes faciles des pseudo bureaucrates d’organisme aux buts douteux. Toujours les mêmes slogans aux relents de passéisme suicidaire. La recherche du mieux et du plus n’est que prétextes aléatoires pour fossoyeurs patentés.
 
A circuler en milieu dit de démocratie, les satisfactions personnelles n’ont de valeur que dans les apostrophes insultantes à l’égard de son prochain, de l’autre, de celui dont on dépend par ailleurs s’il n’y avait des assistances sociales comme vaccins d’automne. L’assistanat donne au malotru le verbe et la consistance de l’opportunisme, et renvoie dans les catacombes les principes de vie en harmonie. Que dire de ces gamines qui gouttent et se parfument encore au lait maternel, et qui renvoient d’un revers de poignet et d’injures toute discussions censées, levant le ton de la voix comme on chatouille un accélérateur récalcitrant. Se sachant protégées par une justice qui collabore à la digression animale et temporelle, ces têtes enfumées, au nombril toujours en demeure de séchage, s’emploient à consolider leurs états de délabrement mental et intellectuel. La dérive d’un adulte mérite les pires ignominies : celle d’une gamine une obole à la béatification. Faudra-t-il un jour que la justification des actes de ce pays soit faite et réalisée dans le sens unilatéral de l’équité, en ne laissant à nul autre ailleurs, une part disproportionnée de priorité superfétatoire ? N’évoquons pas les pires prétextes de pertes de repères familiaux ou de valeurs intrinsèques ou patriotiques. Les politiques, élus et leurs sous-fifres, les scribouillards quotidiens ou pédagogues attitrés, se sont benoîtement chargés à laminer leurs mesures outrancières au rang de gamineries infantiles.  

Les repères dont les uns et les autres s’affublent en données vertueuses, ne servent qu’au mirage de leur approche dite intellectuelle. Les exemples suffisent à eux-mêmes pour donner la mesure de leur implication dans ces transgressions usuelles. Il suffit de se souvenir de cette jeune femme, agent contrôleure dans un TGV, qui arbore un comportement condescendant, ignorant les termes de civilité en entrant dans l’habitacle de la voiture et qui admoneste une jeune cliente de la manière la plus pertinente. Cette jeune cliente a eu le tort de se couler dans les bras de Morphée au rythme des roues du wagon, sur les traverses au son harmonieux et litanique. Par quelques soubresauts vocaux et imperceptibles, le volume de la musique du rail prenant le pas sur toute conversation normale, la contrôleure essaie de réveiller la blonde cliente à l’aide de son attirail de poinçonnage, en l’appliquant sur son épaule et en la poussant par pression successives jusqu’au réveil de celle-ci. Voilà un des repères d’harmonie sociétale qui fout le camp. La pauvre cliente, comme nous tous, a contribué à ce que la société nationale du rail fonctionne dans de meilleurs conditions. C’est aussi de cette contribution (dont annuellement de 12 Milliards de subvention de l’Etat – de 14 Milliards de financement des retraites – et de 2 Milliards de dette à financer … ente autres !) que cette contrôleure bénéficie à la fin du mois. Sans compter les journées de grève qui font augmenter le taux d’adrénaline des « usagers » et maintenir leur stress journalier. Qui se retrouve dans de telles situations difficiles ? Les gens humbles. Quant aux autres, ceux qui ont les moyens, une grosse voiture, voire un chauffeur avec, la grève du rail leur semble être une galéjade d’étudiants en goguette ! Est-ce un repère suffisant ? Les dépravés s’en prennent toujours aux habitants de leur quartiers. Car plus facile. Ailleurs, trop difficile pour entreprendre des actes de commandos, le courage en bandoulière.

Publié dans Déliquescence

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