Déliquescence -- La Claustrophobie de la Jouissance - De la Bourditude à la Bourdomanie

Publié le par 2L

13. La Claustrophobie de la Jouissance : De la Bourditude à la Bourdomanie 
 
Succursale d’une Grande Enseigne : Il se passe toujours quelque chose ….
 
Le principe qui consiste à vendre le plus possible demeure encore la découverte des formules chocs qui frappent l’esprit du commun des mortels et surtout ceux, dont la vivacité d’esprit remet en cause la perception et l’appréciation contradictoires. Seuls, les émancipés de la jalousie, ceux de l’envie des autres et les maraudeurs de la goulue, sont à l’affût de la moindre glissade vers le bas de l’échelle pour se satisfaire d’une aumône tristounette. Ainsi, une grande enseigne nationale se détend sur la miche de cette rhétorique en se gaussant d’une formule qui rigidifie la remise en cause comme un principe régalien. Il suffit de prôner l’agitation en passant l’argumentaire du renouvellement comme une vertu du changement : ‘’ Il se passe toujours quelque chose aux ……. ‘’ La convoitise de l’éphémère  diligente les prémices de l’accaparement, comme la vérole au bas du clergé.
 
Si le concept permet des rentrées sulfureuses, sur le plan des affaires, il en est devenu un artifice évolutif pour des partis politiques en campagnes électives. Un parti, et non des moindre, le Parti Socialiste, s’en est octroyé et s’en est appliqué sur sa toile cirée.
 
Après le triptyque du tchat télévisuel des primaires, singeant les moyens de nos éternels ennemis étoilés, le PS s’affaire à tirer à son profit rageur dans tous les sens de ce concept. Chaque semaine voit son piédestal se couvrir d’une histoire drôlesse du comique de boulevard. L’on s’aperçoit que la candidate à la présidentielle, en visite au Moyen-Orient, qui s’empêtre dans des explications vaseuses au sujet de la politique étrangère dans cette région ; qu’un frère de la candidate à la présidentielle reconnu comme le poseur de bombinettes, en service commandé d’un service secret, du bateau de Greenpeace ; que son porte-parole playboy qui admoneste nos voisins suisses à propos de leur approche bancaire et déboulonne, huit jours après, le compagnon de la même candidate, qui, en l’occurrence est secrétaire général du parti idoine, lors d’une émission de télé ; que le secrétaire général qui voudrait taxer encore plus la classe moyenne, ceux-là mêmes qui gagnent mensuellement plus de 4 000 euros, alors qu’avec sa compagne candidate attitrée, ils sont dirigeants de société civile et émargeant mensuellement en salaires à eux deux de plus de 61 000 euros ; que la candidate s’égare en s’ingérant dans les affaires du Canada quant à la souveraineté du Québec  ; qu’elle se fasse piéger sur un coup de téléphone par un comique qui se prenait pour le président du Canada en avouant qu’elle était favorable à l’indépendance de la Corse ; que son parti mette du temps pour prendre une décision d’exclusion à la suite de divers propos déplacés et racistes à l’égard des harkis et des noirs de ce pays d’un membre de son parti, maire d’une grande ville et président d’un Conseil Régional du sud de la France.
 
De la Bourditude qu’engendre la nouvelle philosophie issue des principes basés sur le respect et sur la mesure des mots et des actes, les anciens, créateurs du mouvement, ont dû se retourner dans leurs cabanes en bois pourri, pour ne pas voir cette nouvelle progéniture, bobos à leurs heures, pataugeant dans la gadoue de l’incompréhension et du superficiel. De là à s’atteler auprès des mots pour se gargariser dans les espaces inaudibles, entonnant très souvent des refrains ringards sur de la musique à quatre sous, c’est une parcelle de la démocratie qui vole en éclats, d’éclaboussures en larmes de regret. Depuis que le grand François a défriché les sentiers des pas perdus pour atteindre le firmament de la vindicte, les petits et petits-enfants de Léon Blum ont écrasé de leur semelle gauche, et par plaisir, le paquet de restes d’un cabot en errance. 

Ils se sont mis dans la position du suicidé qui attend, sur une route interdite à la circulation, qu’une voiture impromptue s’y égare, pour le cueillir à la volée. A moins que le concept commercial, acculé à la va-vite, ne s’emballe dans l’inconscient des participants, et dont la réalité d’un simulacre de projet d’avenir ne ressemble qu’à une risée de fin d’automne. Navrés de construire un programme sur du volatile, aux cinq cents points aléatoires et virtuels. A moins que les meetings participatifs ne viennent régler simplement que les problèmes de sonorisation ; le rail vers la falaise convoie la Bourdomanie vers l’imminence de la chute. Alors, il ne reste que des arguties de la contre-offensive pour compléter la panoplie de l’irréversible. L’on se dirige vers des accusations de tristes mémoires, alors que ces mêmes ne s’attardaient guère sur de telles méthodes tant leur honoré Président d’alors s’y employaient sans payer factures, le boom du Rainbow Warrior, les écoutes téléphoniques, les ventes des frégates à Taiwan etc …. Et qu’ils jouaient la sonate des ben-ni-oui-oui de service de peur qu’on les supprimât de leurs postes ministériels. Chacun d’eux et souvent tous ensemble, se partageaient le festin laissé par le maître des lieux, en des endroits de communion pascale, se renfermant en groupuscule communautariste dans la Claustrophobie de la Jouissance. En évitant que le maître ne les chassât, à coups de lanières nouées, comme de vulgaires marchands du temple.

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Dimanche 28 Janvier 2007
 
12. La Vocifération du Boute-en-Train
 
Il est de retour le farceur de service tellement le temps qui passe lui laisse ce goût indéfectible du canard déchaîné qu’on n’a pas le droit de farcir avec de l’échine de porc nappé à la sauce aigre-douce. Il prend son temps comme ces prisonniers dans Prison Break, avant de sortir une solution de la pire canonnade contre tous ceux qui bougent et même tous ceux qui ne bougent pas.
 
Les Suisses, les pauvres, après avoir été traités de « petits suisses », ce fromage blanc bon pour des garnements soucieux de ne pas prendre de l’embonpoint mais plutôt de l’acné plus que juvénile, les voilà qui sont fustigés par le PlayBoy de service du Parti Socialiste français pour crime de lèse-euro franchouillard parce que notre rocker national a eu la bonne idée de ‘’transfuger’’ son compte bancaire tricolore en compte de croisé rouge !
 
De quoi je m’occupe, s’est indigné un dignitaire du pays neutre ? Et ce en quoi, il a tout à fait raison. Si on venait chatouiller la crête du croquant volatile bleublancrouge, même simplement par mégarde ou par jouissance personnelle, sur l’indépendance de la Corse, du Pays Basque, de l’Alsace sans oublier la Lorraine, ou de la Bretagne, nous verrions certainement notre gaffeur de service aux premières loges des barricades pour dénoncer ces cul-terreux de voyous ! Les mêmes maladies provoquent les mêmes maux, reconnaissent les apparatchicks de la médecine des facultés. Après les incartades avec nos voisins de l’Albion par Edith CRESSON, premier ministre d’alors, qui les maltraitait de pacsés avant l’heure, nous voilà avec un socialisme revanchard dans l‘argumentaire digne des frasques du théâtre des ‘’Trois Baudets’’.
 
A peine revenu de ses chinoiseries oiseuses, après une semaine d’autosatisfaction personnelle et d’insatisfaction de sa collégiale, le voilà reparti pour un autre acte d’envergure, saupoudrant sa candidate à la présidentielle, pour laquelle il apparaît comme le messie de la parole publique, que son problème n‘est autre que son mari, secrétaire général du parti! Fichtre, le voilà, non pas paré de son costume d’avocat à la cour, mais de psychiatre de permanence au sein de son parti politique ! Pour être aussi perspicace, notre boute-en-train a dû fouiner dans le tréfonds du dossier intime du couple.  

Et retour du boomerang, comme disait un présentateur du petit écran, « il a reçu un carton jaune, sorte d’avertissement, de la part de sa maîtresse » maîtresse d’école sous-entendu probablement… pour un mois d’inactivité ? Bien entendu, pendant ce temps, il a toute quiétude pour concocter une autre sortie comique, histoire d’épicer cette campagne politique aux relents de projets inexistants pour sa représentante. 

 

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