Déliquescence -- Les Cris d'Orfraie de Princesse Outragée

Publié le par 2L

 

15. Les Cris d’Orfraie de Princesse Outragée

Quand la fourberie commence son travail de sape, il ne reste plus à l’honnêteté que de faire place nette à la triste conscience, à la mauvaise foi et à la duperie intellectuelle. Est-il vrai que faire de la politique c’est aussi une façon agréable d’endosser la carapace du mandarin peu vertueux afin de mieux rouler la populace dans le farine des tours de passe-passe ?

 

 

Amusez-vous bien bonne presse, il existe toujours des comiques de situation, lesquels s’amusent à tergiverser avec les situations scabreuses dans lesquelles ils s’y sont mis. Pour mieux se dépêtrer, la survie passe par la fanfaronnade en jouant le cygne blessé. Mieux la vergogne serait de ressembler à ces princesses qui, avec la moue d’une bouche en cul de poule, se sentent offensées et outrées à la perte d’une virginité qu’elles jettent expressément en pâture dans les alcôves des tours froides.

 

 

Que les RG (Renseignements Généraux) possèdent tout le pedigree du Directeur de communication de l’équipe de Madame Royal ne semblent pas ou plutôt ne sont pas d’un scoop exceptionnel ! En des temps pas plus lointain q’hier, Mitterrand l’eut consommé avec avidité et goulûment. Pour celui qui connaît un tant soit peu le fonctionnement de cette institution, et notamment ceux qui étalent leurs noms dans les journaux et qui, pour des raisons personnelles, optent pour des choix politiques, le contraire du fichage serait anormalement cocasse. Il suffit de taper son nom sur le méta moteur de recherche Google pour voir se dérouler devant soi 35 pages de 10 lignes de propositions sur les allées et venues du monsieur. Toutes avec des éléments touchant ses services auprès de Greenpeace France en tant que Directeur, puis dans l’équipe de direction de Greenpeace International. Et ce, avant de rejoindre l’équipe de campagne du Part Socialiste.

 

 

Il est bien connu que si un nom est porté dans un écrit quotidien, dans des revues spécialisées ou dans n’importe quel document à la connaissance du public, il est aussitôt porté dans les archives des RG. Evidemment, la presse écrite s’empresse de prendre en charge cette broutille, histoire de faire vendre la bonne marchandise et porter la bonne parole aux mégères non apprivoisées.

 

 

Quoi de plus drôle que de raconter, voici à peine une semaine la perte d’un scooter du fils de Sarkozy et retrouvé illico presto par les limiers de la patrie ? Puis quelques jours plus tard, c’était au tour d’un autre scooter mais du fils du couple Royal-Hollande dont les faits remontent à belle lurette. Décidemment, la campagne présidentielle devient burlesque pataugeant dans la bassesse la plus chronique des gens pour qui le mot ‘’ Ethique ‘’ sonne comme quincaillerie au cou des moutons en transhumance. Tout cela frise la forfaiture de l’intellect : il est à croire que dans ce pays, les émissions télévisées de nos après-midi ont porté leurs fruits tellement le ragot fait figure de vertu des ménagères du printemps. Quand tout est orchestré par des médias peu enclins à apporter de la transparence et de la noblesse dans les débats, la déliquescence de la société ne peut qu’empirer. Le débat, justement, c’est ce qui fait avancer. Notre société - doit-on encore le démontrer avec toutes pertes et fracas - est en pure perte dans le gouffre de l’inanité. Il n’est de fatalisme pour les suicidaires que la seule envie de réussir, cette envie d’en finir, de laminer la quintessence d’un passé méritant et mérité, que nos anciens  ont laissé, le plus souvent par le sacrifice de leurs vies comme un héritage des gens humbles.

 

 

Qui s’en émeut ? Avec leurs histoires passées, dépassées et repassées …..  comme de vieux films que l’on fourgue à la populace durant les soirées d’été.

 

 

Et pendant ce temps, un des porte-parole du parti s’en donnait à cœur joie lors d’une explication des joyeusetés contradictoires en saupoudrant les infondés du programme politique par ce qu’il appela de ‘’ l’Egalitarisme républicain ‘’. Il faudra qu’il lorgne assez souvent sur ses acolytes du parti qui ne cessent de jouer à l’antidote des innombrables assertions mensongères. Un de ses coreligionnaires du même bord politicien, maire d’une ville importante de l’ouest, ne s’était pas fait attendre le tsunami politique suivant pour clouer au pilori toutes les associations en tous genres dont les présidents se présentaient ou se penchaient un tant soit peu au centre ou à droite. Il en arrivait même à égorger quelques-uns des siens, histoire de ne voir qu’une tête derrière sa croupe ! Pour les uns, les subventions partaient en quenouille en attendant le temps de la repentance et de l’allégeance : pour les autres c’est tout simplement la suppression manu militari de ces oboles considérées comme fortune du prince. Alors que les apparatchiks encartés se procuraient des logements de fonction, dignes des hauts dignitaires de l’Etat, tandis que d’autres affidés de la dernière heure venaient à la rescousse avaler la couleuvre de la perversité des mots et profiter, en vautours des hautes vallées, de l’aubaine du censeur.

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