Déliquescence -- Le Bal des Eclopés (2/3)

Publié le par 2L

7. Le Bal des Eclopés (2/3) 

                         2/ -- Mutation et Langue de Vipère

Comme disait François Wahl : « Il ne faut pas céder sur la Vérité, sur l’Elaboration Théorique de la Vérité ». Que vouloir assujettir son prochain au nivellement de la médiocrité par le bas, c’est consolider l’apanage des faibles et des sanguinaires. Les régimes brutaux, tribaux et féodaux, de type cubain ou nord-coréen, ont toujours misé sur la destruction de masse, en avalisant les théories de Darwin, un paradigme de conjugaison, selon lesquelles les faibles demeureront toujours faibles afin que les forts, qui resteront toujours forts, puissent n’en faire qu’une minable bouchée. La nature est ainsi faite : il est inconcevable qu’un lion paternaliste se laisse dévorer par un gnou compatissant. Le contraire eût été conforme à la réalité subtile de la nature. Et c’est ce que les écolos se dépêchent à sanctuariser leur dogme en voulant importer les faibles d’Afrique pour leur proposer les viles taches, qu’ils délaissent au fond des dépotoirs de nos grandes agglomérations. 

La générosité, par la prévarication à l’emporte-pièce, sorte de gageure tapageuse des grands penseurs, moralistes et philosophes, cette embellie a des facettes de miséricordieux, de la façon de gourous assoiffés de chair fraîche. Ce ‘’nonsense’’, comme dirait l’Ecossais heureux, se garde de la vraie moralité. Et la mutation de la réalité de commisération, en verbiage de mots, sacralise les faiseurs d’esbroufes à la petite semaine. Tous, hâbleurs et cabotins de théâtre, en quête de derniers rôles. 

Comment peut-on comprendre, qu’après d’horribles joutes oratoires dissimulant mal les insultes en contrebas, comment peut-on comprendre que de tels comportement ramènent tout ce beau monde à une table de travail en commun, avec des thèmes qui, au départ déjà antagonistes, espèrent un modus vivendi de façade ? La gauche française possède ce particularisme jésuitiste, ce dressing-room dont les éléments ne sont composés que de vêtements réversibles à souhait. Le sourire des uns et des autres, peu tonitruant parce que pincé aux tripes, garde la panoplie du gardien du chien de la chienne. C’est la période des carnavals où chacun ajuste son masque. Avec le moins de dentelles possible, aux détours de la prochaine contre-attaque. Le sens de la crédibilité, ici, se jouxte au mur de l’incrédulité. Seuls les fidèles des premiers jours et les marginaux du bon sens, se broutent les genoux sur le parvis de l’asservissement, en versant les larmes de la rédemption dans les faux-fuyants des discours. 

Ils ont tous oubliés les gageures de leurs prédécesseurs. Godillots et barons crachant sur les ethnies des colonies comme les footballeurs en mal de respiration. Eléphantesques et fournisseurs de génocide de ces mêmes colonies pour justifier une certaine forme de politique de l’outre-mer, Apparatchicks et médaillés sanguinaires, constructeurs de caves aux lions sibériennes pour juguler la liberté …. Mais quoi donc ? C’est cela qu’ils appellent benoîtement «  une idée de la France » ? 

Grâce aux élections présidentielles, les uns et les autres ne se gênent pas d’aller se servir dans les boîtes de Pandore, pour accrocher des solutions attrape-nigauds, dénués de bon sens. Tel est le cas de Mr Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, qui essaie d’expliquer, le jésuitisme aidant, lors d’une émission télévisée, comment on exploite la populace par des solutions de ruse honteuses. Si la gauche arrivait au pouvoir, elle accorderait d’office, c’est-à-dire de sa propre autorité régalienne, une augmentation de 300 euros du RMI, rejoignant les bas salaires actuels. Quant à ceux à peine supérieurs au SMIC, il proposerait une négociation globalisée, et non un alignement de même type. La langue de bois est son lot quotidien pour tous les discours, toujours tournés dans le sens du double sens, par des mesures des « deux poids deux mesures ». Ainsi, le principe exposé n’est autre que celui qui consiste à laminer les salaires actuellement à peine au-dessus du SMIC pour les ramener au même niveau que le futur SMIC. C’est cela la grandeur d’âme d’une trouvaille pour une politique de nivellement par le bas ! De cette façon, les politiques de ce type, pourront dominer, encore plus, les classes défavorisées, afin de conforter un pouvoir autoritaire. C’est la politique du donnant-donnant --  ou – tu me sers de vassal, et je t’empêche de crever ! 

Ce qui fait dire à madame Royal en rencontrant les deux ‘’importants’’ chefs de file syndicaux : « un pays moderne du point de vue du dialogue social est un pays efficace sur le plan économique ». Ce genre de flatterie nauséabonde ne sert qu’à alambiquer l’Ego des chercheurs de reconnaissance. Ainsi en 2002, après avoir donné son bulletin de vote à Chirac, pour le programme de ce dernier et à contrecœur, le contestataire a tout fait pour contrecarrer les projets de son gouvernement pour le traiter ensuite d’incapable et d’incompétent. Il semble que, seules, les railleries ne se méritent qu’après un constat de résultats insuffisants. D’où les grèves et les pousse-au-crime en sous-mains qui ont permis à la dégradation du climat social. Condamné avant de savoir s’il y a mobiles du meurtre, cela s’appelle … de la justice expéditive : certes, nous sommes, dans ce pays, au royaume des condamnés d’Outreau, avec des juges de conviction, aux pouvoirs régaliens infaillibles, et qui possèdent la science infuse de la justice divine ! 

(A suivre …)

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Dimanche 04 Mars 2007

16. Le Bal des Eclopés (1/3)

                         1/ --  Loosers et Langue de Bois

Depuis la prestation, par écran interposé, de madame Royal face à ce que l’on appelle un panel de questionneurs préparés à l’avance, il faut reconnaître que, d’un côté comme de l’autre, de la chaîne télévisuelle aux partis politiques, la mise en scène était de cette facture à l’image de notre société. Ceci afin de faire croire au peuple, béatifié par l’image, que les vertus exposées par les uns, les unes et les autres, ne sont qu’argent comptant. Sauf que cet argent avait été confectionné dans les arrière-cours par des faussaires de qualité. La bonté et la compassion de madame Royal à l’égard d’un handicapé tout en pleurs, ont ébranlé la fibre touchante du prolétariat crémeux. Les cours de théâtre de l’Actor’s Studio ont du mal à survivre tellement cette mise en scène se suffit à elle-même pour déclencher le fatidique « Action » des caméras ! Pourvoyeurs de kleenex, la coupe est pleine. Et la populace ne pardonnerait pas si quelqu’un d’autres qu’elle, jouait cette réplique à la fois larmoyante et généreuse. Se faire materner à travers une vitrine de pixels, pourquoi pas ? C’est toujours, quelque part, une bonne manière d’extirper le refoulement d’affectivité que chacun a enfermé et gardé dans ses entrailles. Le peuple se conspue comme il le mérite, la mère séculière revient avec les bonbons acidulés pour autistes.

Que les journalistes n’appellent les candidats que par leurs prénoms et noms démontrent bien cette lecture de la goujaterie perfectionniste en donnant le mauvais exemple. Ils arborent leurs positions personnelles et ostentatoires, soit par copinage, soit pour être proches de la dite démocratie, soit pour esquisser la parabole du malotru en manque d’éducation civique. Lorsqu’un lambda parcourt les journaux, lorsque le même regarde une confrontation télévisée, lorsqu’il écoute une émission radiodiffusée, il ne peut que constater la perfidie des propos, montée en contresens et en désinformation.

Ajoutés à ceux-là, ceux qui, dont le rôle ou le prétexte de vouloir refléter la sensation et les impressions pertinentes de la population, en sondages interposés, par des questions finement ciblées, se transforment en psychologues patentés des opinions. Tandis que les uns écorchent la morale tout en jouant avec elle, d’autres, la lissent dans le sens du poil tout en la vilipendant. 

Ainsi, des hebdomadaires grinçants, qui manient l’irrespect avec talent, ne délaissent guère la monotonie des propos, tout en s’engagent dans une voie, non point de la  pertinence mais du voyeurisme de pacotille, en singeant des revues people, dont le fond de commerce consiste à louvoyer dans les arcanes de la vie privée d’autrui. La société devient tristounette où la muflerie s’installe en verset de la routine, pour meubler l’alimentaire dévoyé. A force de remuer la déconfiture de l’autre, on finit par posséder son odeur par capillarité.

Comment ne pas comprendre les besoins d’une société qui ne souhaite, dans ses aspirations, de gauche ou gauchisantes, que le nivellement par le bas. Où la jalousie et la volonté d’accaparer la part d’autrui, ressemblent à des trophées révolutionnaires dépassés. Comment peut-on comprendre que des loups puissent après avoir chassé ensemble et s’entredéchirer en se mettant à table ? Les représentants des partis politiques de sensibilités opposées s’étaient ligués pour refuser la constitution européenne, les uns pour une lecture contrastée des articles présentés, les autres pour le seul fruit de la contestation, comme si la plupart des autres entités de l’institution se tortillaient en un ramassis d’incompris, dans la garde-robe européenne !

Qu’ont-ils fait depuis 2002, qui soit de l’espérance ou de la bienfaisance, ces antis-de-tout, dont le but, pimenté de bruitage arrogant, n’était que d’engendrer le désordre et la désolation. Incapables de s’asseoir autour d’une table pour un programme communautaire, issu de cette victoire braillarde. Certes, marier un Front National à un Parti Communiste, accoupler un Altermondialiste à un Souverainiste, c’est espérer un pingouin looser, pur produit d’une liaison incestueuse d’une éléphante claudicante et d’un piaf maladif ? 

Amendée par la bénédiction des médias, toujours en rut pour jeter l’essence de leur prétendu savoir sur la braise mourante, ces politiciens de l’inconscience se ravivent le faciès en minaudant des propos de circonstance. Attisés par les émissions télévisées de plus en plus criardes, dont le tohu-bohu se manifeste par la présence de présentateurs amidonnés en animateurs vociférants, les débats dits politiques contournent la bienséance en boudoirs pour cacatoès. Tous, à chacun sa façon de poser aux artistes, aux philosophes, aux notoriétés …  la question de leur vote aux futures présidentielles …..  Afin de mieux se retourner contre ceux-là mêmes, dès lors qu’ils ont franchi le rubicond, en délaissant leur propre famille politique et en donnant le bulletin à l’opposition. Quelle honte à eux ! Dans se pays, où l’étiquette politique est toujours ancrée, pour l’éternité, de la marque des filles de joies sous la royauté. Ce pays est politisé jusqu’à l’outrance, maintenant chaque individu dans la situation génétique du vassal à demeure. Ce que l’on appelle, par dérision pour l’intellectualisme ambiant, la démocratie. Il en est de même des maladies, dont les stigmates ne se déparent guère du comportement, de la réflexion et de la soumission, qui ne souffrent d’aucune guérison possible ou potentielle. La pathologie de la déliquescence est indélébile : elle ne justifie pas qu’on s’y attarde encore moins qu’on la guérisse. Le prix de l’obscurantisme est à la mesure de l’infamie des hommes. 

Publié dans Déliquescence

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