Déliquescence -- La Tronche du Chien qui Fume

Publié le par 2L

19. La Tronche du Chien qui Fume

Au réveil du 2ème tour des élections présidentielles, la plupart des grandes pensées de ce monde aura la gueule de bois, celle des artistes qui ont trimé la nuit pour un tout petit peu de sommeil. D'un coin de leur subconscient, ils entendront les réminiscences de leurs mots comme ceux venant d'un livre de Samuel Beckett :" Essayer encore. Rater encore. Rater mieux ".

Quelques semaines auparavant, les attardés en criitiques sur " l'identité nationale" sont revenus à la charge en prenant leurs, les idées d'un de leurs adversaires en essayant de montrer au peuple que l'art de faire la politique consiste à tourner la veste pour mieux tourner en bourrique le quidam qui va voter. Etre dans l'institutionnel tout en étant candidat à l'élection présidentielle, c'est quelque part soudoyer la plèbe par devant et par derrière. On ne peut qualifier cela d'infanticide mais "d'infammicide", surtout quand on est ministre. Une fois que le gland est extirpé du cône, la voie est libre, libre d'exercer son libre arbitre, libre de son droit à la critique, libre de ….. tout ce que peut faire un candidat face à son destin. Quand, pendant ce temps-là, d'autres gardent éperdument les fonctions institutionnelles de président(e)s de Conseil Régional, de député, de maire et autres dispositions de pouvoir dans la vie civile de l'Etat. De la ripaille en électoralisme de grand chemin, ils n'ont pas fini de s'encanailler sur des principes qu'eux-mêmes ont de la difficulté à s'en démettre. Ici la langue de bois s'emmitouffle dans la langue de vipère en se paradant avec la tronche du chien qui fume.  

 

Voilà un pays qui délaisse le mot "patrie" comme une poisse de pandémie, qui s'autocensure à la moindre occasion dès qu'il voit le drapeau du pays flotter sur les premières marches des podiums sportifs, qui sifflent dès que l'hymne national retentit, voilà un pays qui renonce à un être tout simplement un pays mais qui ne souhaite que d'être un ramassis de clans, de l'extrême gauche à l'extrême droite, étiquetés comme les vêtements des grandes surfaces, pour mieux perpétrer la défiance et la barbarie, comme dans tant d'autres pays aux mœurs moyen-âgeuses !  

 

Voici qu'une candidate – parce que c'est une femme ! – qui promeut (comme dans l'immobilier) de garnir, à l'instar des férias, un drapeau français sur chaque balcon des tours de banlieus, ces tours de no man's land, dont les habitants railllaient et huaient ce bout de chiffon tricolore lors d'un match de football de l'équipe de France ! Et voici que toute la France se mettait à chanter la Marseillaise comme au temps de la commune, pour combler ce sang versé, âpre de nos sillons ! Le versatile est de retour, vive les blousons reversibles !  

 

Cela rappelle un temps où l'on fustigeait le rock, le montrant du doigt, comme de la musique des écervelés, alors qu'il ne reflétait que le mal-être d'une jeunesse qui ne voulait plus se terrer dans le cocon de certaines familles délurées. Cette musique de révolte, à la fois sensuelle et sexuelle, un rempart à la déliquescence de ce monde qui ne voit que de l'impureté, parce que des religions, relayées par les remparts des caciques religieux, viennent troubler par des discours de haine et d'abstinence, dont les résultats ne bercent que les esprits ariérés.

 A l'exemple de ce chercheur, qui contestait les chiffres de la baisse de la délinquance, exhibée par le ministère de l'intérieur, une baisse qui comprenait les "vols d'autoradios et de viols" ! Ainsi, ces délits, enfin, ce sont bien sûr des délits, à moins que cela ne soit que des fantaisies de notre société dite moderne, et qui ne devraient pas être comptabilisées comme telles. Un viol, peut-être lui serait-il plus confortable de le considérer comme une acceptation de la femme, à postériori ? Toujours le même qui préconisait le "pol-prox", cette police de proximité, celle qui n'a pas donné forcément des résultats probants de façon unilatérale. L'on ne peut être juge et parti, encarté politique et chercheur, pour donner des leçons de choses, au vu et au su de la voie des urnes en 2002.  Encore un -- de ceux qui nimbent les veaux -- qui hue la marseillaise et qui va faire sécher son drapeau français au balcon de son appartement ! De la manière d'un chien qui fume. Chercheur, encore un "Expert" en recherche, beaucoup cherchent, rares sont ceux qui découvrent !

Lillian Glass disait à propos du Plaisantin, un des 30 types de terreurs toxiques :" Ses plaisanteries déclenchent un silence général. Ce n'est qu'après son départ que son entourage retrouve le rire".

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Vendredi 23 Mars 2007

18. Le Bal des Eclopés (3/3) 

                         3/ Verbiage et Vertu du Mensonge

Quand on a le courage de dénoncer les égarements d’autrui, surtout ceux des notables, élus de la nation, il faut le faire savoir, à défaut d’impartialité, de la façon la plus neutre. Dire que trois députés de droite s’activent, de tous bords, pour essayer de ratisser le poste, si envié et tant convoité, du Perchoir, de Président de l’Assemblée Nationale, avec en exergue en énumérant les avantages inhérents à la fonction, c’est déjà de l’information. Les stigmatiser, parce qu’ils courent après ces avantages, à la fois en nature et financiers, c’est fustiger une dérive de ce parti politique. Quoi de plus humain que de vouloir s’approprier les biens affichés dès lors que l’on est au pouvoir, même si ce n’est que pour trois mois, juste le temps minimum, pour se prémunir de ces acquis. 

Alors, où se trouve la neutralité ? On ne se souvient guère que ce même journal, de gauche, ait dénoncé de la même façon, au temps où monsieur Mitterand était au pouvoir, laissant la plèbe dans son éternelle ignorance. Ou tout simplement laisser aux margoulins le soins de tisser les toiles de son propre copinage avec les nouveaux venus en politique ! 

Il ne faut pas appeler cela « l’éthique du journalisme honnête ». C’est donner le pire des exemples à un peuple qui n’en a pas besoin, au point où celui-ci cultive, en référence, l’incivilité comme acte de bravoure et où il ne vit que de ripailles à la volée. 

Ce qui laisse le soin à monsieur Mamère, tout d’écolo vêtu et ancien journaliste, de placer quelques atouts de prestidigitateur, lui qui aime sermonner le moindre quidam. Au salon de l’agriculture, il a certifié, lors de sa visite, qu’il était venu en vélo ! La séquence télévisée suivante le montrait, une demi-heure auparavant, garer, à trois pas de Paris Expo, puis de descendre de son véhicule 4X4 ! C’est la vertu du mensonge. 

D’une autre façon, monsieur Strauss-Kahn a été invité à un meeting au cours duquel il mimait maladroitement une allégeance à la candidate du parti de peur d’être amené à l’échafaud le lendemain.  Quant à l’ancien ministre Jospin, le jeu en valait la chandelle tellement sa récente intervention, malgré une implication forcée, avec des sourires de mort-aux-rats, sentait l’espérance de rencontrer auprès de Saint Pierre les 110 vierges en attente. Et voilà que madame Royal, à court d’arguments de campagne, et sous la houlette d’un play-boy de service, conseiller tonitruant et gaffeur invétéré, s’emploie à développer le thème d’une éventuelle 6ème république de fortune et dont les contours ne sont aucunement couchés sur un quelconque papier. Ce genre de manœuvre vise monsieur Bayrou, l’enseignant qui a mal planché dans un ancien gouvernement de droite et dont l’engagement consistait à reculer dès la moindre grève constatée au bout de la lorgnette. Habitué à ratisser au-delà du raisonnable, il s’engage, cahin-caha et naïf, gratouillant comme un coq en quête de ver de terre éventuel, sur des domaines aux engagements virtuels ou furtifs, pourvu que les moyens justifient les idées. Que vont-ils faire les vrais bedonnants franchouillards qui n’ont de cesse que de se concentrer sur un seule priorité : c’est d’avoir un président de la république qui s’occupe de leur sort, de leur bien-être ? 

Qu’un journal marrant et picotant puisse s’adonner à des révélations tonitruantes relatives aux biens des candidats, c’est s’engouffrer dans la gabegie de la petitesse, sauf si l’alimentaire constituait le seuil de prédilection à sa survie ! Triste. Surtout quand il n’émet seulement que des facéties unilatérales au temps où le CSA demande aux médias télévisuelles et radiophoniques d’adopter une attitude d’égalité pour tous les candidats. La colère de monsieur Sarkozy avant une émission de madame Okrent sur la 3ème chaîne, pourrait être montrée du doigt s’il n’avait été que le seul malotru de l’historiette. Mais quand madame Okrent disait qu’il en était de même pour de tel comportement de madame Royal et de monsieur Bayrou, ici le journal fait montre de sa partialité indigne d’une éthique journalistique. Et c’est toujours le même qui donne des leçons de démocratie aux autres, hebdomadairement parlant ! Qu’un canard se prétende être Satyrique, c’est presque une vertu. Qu’il devienne injuste, c’est se parer de la bure d’un Satyri-con !

Publié dans Déliquescence

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