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De l'imbécillité notoire …..

 

Au sortir en salle du film "Rendez-vous" d'André Téchiné, l'actrice Juliette BINOCHE a eu une sale critique de la part d'un journaliste d'une revue de télévision qui annonçait qu'elle ne serait jamais Romy Schneider. La goujaterie consiste d'abord à faire des analyses péremptoires et à assurer ses travers de déviant comme une vertu cardinale. Lui-même serait-il un jour grand journaliste tel que Servan-Shreiber ? Chacun a sa propre voie et non à cultiver le clonage d'un autre pour soi-même ? Ah, cette fumisterie de poujadiste ?

De l'imbécillité

Deux cyclistes roulent de front,  et se font écraser sans prendre des actions chez les papetiers du coin ! Ils devaient rouler en file indienne ……

Ils viennent gonfler le cercle du repos des éternels branquignols, tandis que d'autres traversent les passages cloutés réservés aux piétons,  têtes baissées, oreillettes branchées aux écoutilles et le nez dans le guidon, pour se faire ratatiner en crêpe bretonne aux fêtes de Saint Jean.

Que l'Eternel les assiste avec miséricordieux pendant que les chômeurs applaudissent à tout va !


  De la Vertu du Têtu

Un certain nombre d'autochtones de ce pays prétend que d'être têtu relève d'un état d'esprit hors du commun. Elever le caractère du têtu au niveau de la vertu, c'est forniquer son ADN en partouseur dégénéré.  Qui plus est, beaucoup d'entre eux ne se gênent pas de téter la goutte à la volée, ce qui les amène très souvent dans les espaces de repos pour branquignols heureux tout en gagnant le trophée du meilleur département de dégustateurs pro-mortems aux yeux de l'Eternel.

Texte Libre

L'Entonnoir est un ustensile normalement constitué de fer blanc et qui a la particularité de posséder deux embouts totalement différents dans la taille de leurs ouvertures.

 L'un, énorme, est évasé par lequel l'on verse le liquide. L'autre est rétréci pour compromettre un écoulement rapide, naturel et correct.

 On l'appelle aussi familièrement

''  le Pamphlétaire "   

 

 

 

Amnésie de la Reconnaissance

Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /2006 18:46

1.Introduction

                         a.  De la Reconnaissance  

 L’insoutenable légèreté de l’être

 Ce manquement de la compréhension et cette difficulté de l’identification des choses font que l’individu se cherche sur une architecture de dérivation, une autre structure de substitution. Dès lors qu’il entreprend dans la voie de l’acceptation, il la sépare alors que l’autre se prépare au profit.

 Comment se reconnaît-il sinon que de se voir tel qu’il est et tel qu’il pourrait être. Cette confrontation au travers d’un filtre ne lui laisse rarement le choix de dissocier le réel, c’est-à-dire le concret, du possible par le rêve. En effet son attachement à ne définir que le « soi » en termes d’unicité lui donne la jouissance de s’approprier le pouvoir de ses satisfactions intimes. Il perçoit le maître de son esclave et inversement. Ce dialogue de l’interpénétration permet au maître d’être reconnu dans la perspective que lui-même ne reconnaît pas l’autre et que ce dernier se prétend être confronté dans le même paysage au fur et à mesure que son existence en promiscuité le lui accorde.

 Le regard d’autrui ne fait qu’embellir un Ego rempli d’autosatisfaction dont les voies d’accession induit la capacité à laminer son prochain par des moyens illogiques. C’est ainsi qu’on ne peut accepter la maîtrise et la servitude. Il faut se défaire de la servitude en premier lieur pour s’introduire par effraction dans l’accaparement de la maîtrise. Et ce, par la destruction de ce qui existe ou de celui ou de ceux qui existent : l’exemple de Slobodan Milosevic en est plus qu’une caricature. Il esquivait dans son esprit de son vivant, les contours du clone de Tito, le père spirituel de l’ancienne Yougoslavie. Il eut aimé se « piédestaliser » en adoubant tous les retors du communisme acharné, afin de constituer pour l’avenir une allégorie de l’histoire de ce pays. La prison, la maladie et la mort lui ont réservé un strapontin du cinéma de quartier.

 L’Ego ne fait qu’enfler au fil des jours en se procurant tous les archétypes nocifs et désarticulés, cette chose qui ressemble à une barbarie larvée. Une identification à cette chose qui montre son existence dans le regard de l’autre non par mimétisme mais le plus souvent par narcissisme, pour la renommée, la gloriole, le pouvoir et la réputation. Et comme relevait Paul Ricoeur le philosophe « C’est une des fausses pistes de la reconnaissance que d’exister dans la renommée ».

 L’Ego ne peut vivre que dans un esprit de confrontation perpétuelle n’accueillant jamais l’autre en tant qu’élément du pluralisme intellectuel, social et moral. Ce rapport de forces est la base du totalitarisme, un repli sur soi décadent et vertigineux dans l’absurde.

Que Hannah Arendt disait : « Il n’y a pas d’état de l’humanité qui ne soit pluralité (genres, cultures, religions)….de chance de parvenir jamais à une humanité unanime ».

L’Ego n’aura guère de reconnaissance mutuelle, cette absence rébarbative et ingrate, ne peut louer que des esprits incongrus, toujours incapables de se trouver à la place de l’autre pour mieux apprécier le différentiel qui puisse apporter le bon en avant de l’homme. Mais se projeter dans la peau de l’autre est un exercice plus que périlleux. C’est la foire à la chance, tout ne peut être l’autre, le pire côtoie le bon ou peut-être le meilleur sans que le normal y soit pour quelque chose dans la répartition des seuils de compréhension.

Ce que répète Paul Ricoeur : « ce qui constitue une donnée absolument permanente, c’est l’altérité : aucune subjectivité ne se réalise sans l’appui, l’aide ou l’opposition d’une autre subjectivité ».

                                 b.  De l’Amnésie

L’Amnésie est une perte de mémoire partielle ou totale, passagère ou définitive, transitoire ou irréversible.

De l’amnésie médicale, l’on constate que se profile dans notre société hautement médiatisée le syndrome de l’amnésie voulue, disposée à effacer les évènements récents, précis, à mémoriser les situations douloureuses que d’autres ont manifesté par leur charité, leur prévenance, leur contribution et leur affection.

C’est la situation de l’irréversibilité des êtres à ne pas reconnaître le bien que le prochain leur a insufflé dans les pires moments de leur vie. Ceux-là, opportunistes, de tout crin, ne suivent que la pente de la nébuleuse descente aux enfers des mécréants.

Pourquoi cette amnésie voulue alors que tout permet à chacun de nous d’être protégé dans les normes d’une société de justice et de partage. Si une minorité adhère à cette vie de la sagesse, tant d’autres, en meutes soucieuses de barbarie et d’autocratie, s’activent à rendre la vie de groupe en esclavage moderne avec des sillons moyenâgeux. La course au pouvoir incite à jeter sur le chemin l’anathème sur toute bienséance de la droiture que prédomine une société égocentrique, individuelle, chauvine et insatisfaite. On patine vers le scepticisme pour développer le sentiment négatif du mépris. Et ce sentiment du mépris, contenu le dans le  subconscient, repousse l’autre si par grand désarroi, on s’aperçoit que l’autre ne porte pas les mêmes attributs de sa morale, de ses actions, de ses travers. La route est souvent facilitée par l’efficace médiatisation qui trouve dans ses dérives, et la satisfaction de ses propres provocations, ainsi que la nécessité de toucher un grand nombre de lecteurs, et le plaisir de s’octroyer les mannes de sa survie.

 On délaisse les voies dites de la sagesse pour se tourner vers la négation des chemins usurpés et vers le rationalisme du complot. Là, le banditisme se vêt d’un costume trois-pièces avec des chaussures bi-colorées et un chapeau noir feutré. Déjà, se parer de cette vêture papillonnante donne un sens à l’absolutisme et au despotisme.

L’amnésie de la reconnaissance commence par l’oubli de l’altruisme d’autrui, du samaritain qui a su partager le chaud et son humanité. Le revers c’est l’indignité à tourner la veste tant à la bienveillance, à l’indulgence et à la compassion. De cette façon, l’inventaire de l’héritage génétique est compromis : il se gonfle de parvenus indigents, soutenus le plus souvent par de subtiles aisances de la société qui tirent en seconde main les marrons du feu de la délinquance. Ici, l’usurier patenté vide les titres ravageurs en fixant les médailles à l’imposteur pour lui caresser le croupion, gage de l’usufruit par impotence signée. 

Combien se sont attribués ou volés des places, des titres, des fortunes, une fois installés dans la bergerie du châtelain ? Ce pays applaudit l’usurpateur à partir du moment où il détrousse le riche. Le fait d’épargner quelques kopecks limite l’objectivité du produit gagné : celui-ci est toujours catalogué dans le livre des supposés usuriers. Dans ce pays, être pauvre semble convenir à la notion d’égalité et de fraternité. C’est la politique de nivellement par le bas. Une belle conception de la réussite. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Extraits de Textes


De Paul M. MARCHAND 
(J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger)

" La plupart des hommes sont des cons
 qui aiment graver leurs oeuvres de leur nom,
et peu leur importe que certaines de ces oeuvres
soient des réalisations partagées,
il leur faut en revendiquer très haut la propriété,
la paternité exclusive aux yeux de tous"

De Madame de Bertouille

( Loi de Madame Murphy ?)

" Les femmes qui parlent entre elles sont des pipelettes.
Les hommes qui parlent entre eux se tiennent au courant "

De l'Eloge de Rien

" L'Homme apporte avec lui en venant au monde ? Rien
Qu'en remporte-t-il quand il en sort ? Rien "


De Eric d'ANTIMO 

( KOAN  la voie du paradoxe )

 

" Ce qui corrompt vraiment,

c'est de donner trop de force aux faibles

et trop de faiblesses aux forts …..  

Les premiers ont-ils finalement
quoi que ce soit

de fondamentalement différent des derniers ? "

 

De  LAO-tseu

( Tao-tö-king )

 

" Produire et faire croître,

Produire sans s'approprier,

Agir sans rien attendre,

C'est la vertu suprême ".

 

De Régis DEBRAY

(L'Obscénité démocratique)

 

" Non ce n'est pas la démocratie
qui est obscène !

C'est la scène républicaine
qu'il faut sauver de l'obscénité,

au moment où la politique
devient le tout-à-l'ego

d'un pays en proie
aux tyrannies de l'audimat,

de l'émotif et de l'intime ". 

   De Carl  ADERHOLD

   (Mort aux Cons)

 

" En fait, si on y réfléchit, aujourd'hui, ce qui se multiplie, ce n'est pas l'irresponsabilité, qui existe depuis la nuit des temps. Le con victime a toujours existé. Vous savez le fameux " je ne savais pas" ou bien encore le " je ne l'ai pas fait exprès ". Mais actuellement, le " c'est pas de ma faute " est devenu plus qu'une excuse, une justification. C'est la société, la famille, l'entourage, les collègues qui sont désormais responsables des conneries du con moderne. Sa victimisation, il la met en avant, la revendique même ".

 

       De La FONTAINE

         (Le Chien qui lâche

          sa proie pour l'ombre)

 

" Chacun se trompe ici bas :

  On voit courir après l'ombre

  Tant de fous, qu'on n'en sait pas

  La plupart du temps le nombre ".



 De  Alain MINC

« Le pouvoir se définit ; l’influence ne se décrit pas ...
La France ne cesse de régresser
car l’habitude du pouvoir se mue en d’illusoires coups de menton …
D’un côté, de l’ordre, donc des chefs ;
de l’autre, des connivences,
donc des responsables flous et changeants »

Assène toujours Alain MINC
(Essai : Le Crépuscule des petits dieux),
qui ne manque pas de perspicacité dans cette analyse.

 

Dieu seul reconnaîtra les siens .

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