Syncrétisme : Le Sacre de l'Opprobre

Publié le par 2L



9.Le Sacre de l'Opprobre

 

L'histoire de ce pays est drôlement excitante, à croire que les colombines du paradis perdu qui se font niquer à l'improviste n'attendent qu'une seule chose, que cela se renouvelle le plus souvent possible dans le futur : pour faire durer le plaisir du narcissisme égrotant.

 

Quand Marine le PEN ressort tout frais moulu de ses réminiscences livresques le livre de Frédéric MITTERAND  "La mauvaise vie", elle n'a pas prévu que le boomerang lui revienne à la face plus vite qu'elle ne le dit, et que des potaches à la manque allaient lui servir de secrétariat du parti à la hussarde. Après les deux premiers jours de la vindicte, on ne la voit plus sur le devant la scène, comme ces terroristes, qui se dérobent le long des murs, après avoir créé le mélodrame du tabloïd !

 

Le porte-parole du Parti Socialiste qui délaisse sa présidente et s'empresse d'emboîter le pas à la frontiste du Front National, lui proposant d'être son secrétariat perpétuel dans une cacophonie indescriptible de retouches et que …. je te remette une autre couche. Il n'y a rien de plus ringard que de passer en second pour dilapider un livre, paru belle lurette en 2005, que d'aucuns n'avaient levé le moindre petit doigt ni suscité la moindre critique. Et vendu à 190.000 exemplaires. Pour porter un tel jugement à posteriori, cela ressemble à une resucée de mauvaises langues, que Bernard HAMON, le porte-parole du PS, a jugé bon de jouer les Ponce-Pilate de service en s'adjoignant deux lampistes quadras, ivres de pouvoir, que sont le moraliste Manuel VALLS et le péteux braillard Arnaud MONTEBOURG. Ces derniers, toujours à l'affût pour s'approprier un appareil de parti pour lequel ils n'ont apporté aucun satisfecit constructif sauf pour attendre l'heure de partage du festin de rapaces sur un valétudinaire agonisant.    

 

Quand Montesquieu pérorait sur  "La République nécessite la vertu", on peut se lamenter sur quelle sorte de République doit-on mettre en application ? La vertu est loin d'être un enfantement de la conscience humaine. Souvent elle en est le dérivatif des impostures et des imposteurs. Il faut jeter un œil sur le comportement du politicien, celui qui ronge l'os sans la moelle en espérant recueillir la meilleure renommée, pour mieux cerner les contours du dévoiement. Quitte à jeter l'opprobre sur l'autre afin de justifier cette fameuse vertu républicaine ?? Le sujet d'aujourd'hui, à lui seul, fait le tour du questionnement.

 

Et pourquoi ne pas penser en chantant sur des principes odieux comme le fait Brigitte Fontaine : "Je suis vieille et je vous enc…  avec mon look de libellule" ?


 
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Edité le 16 Octobre 2009

 

18. Bas les Masques : Les "Trois Points" de l'Imposture


Dans la vie, il vaut mieux se cantonner dans la position d'être haï ou d'être aimé. Faire de la compromission son étendard de la courtoisie revient à se jeter un jour ou l'autre dans l'antre (l'agrégent) de la flagornerie.

 

Confession d'un Frère "Trois Points" en rejet de l'Ethique.

 

De la part d'un "Frère Trois Points", …..le premier qu'il reçoit à gauche, le deuxième à droite et le troisième en pleine poire, il en décrit et décrypte les subterfuges et ondulations des arcanes des obédiences et des loges. Ce qui fait le bonheur des journaux et des hebdomadaires où deux fois par mois se taillent les croupières de la plèbe pour engouffrer les euros éparpillés. Cette semaine voit fleurir sur France 5 un document sur la "Franc-Maçonnerie et les Pouvoirs" que l'hebdomadaire l'Express vend sous la forme de DVD. Comme si les pouvoirs possédaient cette caractéristique qui consiste à biaiser le peuple par des idéaux de bonimenteurs à la sauvette.

 

Ce qu'ils peuvent écrire, ces journalistes fouineurs, sur la maçonnerie ne fait que mettre une petite couche sur un numéro de prestidigitation élémentaire. Rien n'est infiltré ou exfiltré, sinon le nombre de maçons serait multiplié au centuple. Ils caracolent leurs connaissances sur des textes affriolants, mais étonnement inconsistants, à la limite même de l'usurpation. Mais vendre du papier fait partie de leurs études. Il suffit de montrer une première page avec un compas et une équerre pour appâter le lecteur qui se prend joyeusement au piège.

 

Ce Frère a démissionné de sa loge pour incompatibilité d'humeur à l'égard des siens et surtout pour éviter de s'inscrire dans un conglomérat d'idéaux pathétiques que l'on diffuse avec une acuité certaine en loge, à l'intention de mauvais entendeurs. Il faut dire que beaucoup d'entre eux entrent en loge pour diverses raisons, qu'il est bon de trier afin de mieux comprendre la démarche de chacun.

   

Les premiers, pour des raisons professionnelles, en espérant sous-tirer des fraternelles, des aides en tous genres ou de concessions météroïtes des élus politiques.

Les suivants franchissent le pas de la porte, pour des raisons purement personnelles liées aux aléas de la vie et, croient-ils par pure naïveté, qu'en côtoyant certains "trois points" plus colorés, ils renverseraient la valeur de leur liturgie interne, au profit d'une vie sociale mieux cadrée et plus divinement acceptable. Certains se taillent en débats sur des thèmes de société, comme si le monde était une énorme pataugeoire, sorte de bourbier aussi glabre qu'un moinillon encore puceau entré en séminaire, ….. et qu'il fallait le refaire, le réactiver mais surtout ne pas le nettoyer à fond.

Les autres font la queue devant la porte du temple en secouant les frasques de la "Cordonnite" (course aux cordons !), pour saupoudrer leurs vestes manquant de médailles, et pour les exhiber ensuite dans leur ville, laissant à qui veut entendre qu'ils détiennent mordicus la vérité sur la vie matérielle, sociale et spirituelle. Quand on les entend susurrer des titres à réveiller un opéré sous Stilnox, on peut rêver à jouer dans des pièces mises en scènes par Wharhol. Des "Très Respectable …. Ou des " Grand Sérénissime …… Un vieux frère disait sans rire en loge qu'il "avait atteint la lumière". Fichtre …… Deux années après il décédait. Et comme ils disent tous, sous le sceau du plus grand sérieux : il est passé à l'Orient éternel.

 

Récemment, une grande obédience, que certains qualifient aisément d'obédience profane, a refusé la présence des sœurs, pour incompatibilité de compréhension due au sexe différent. Même pas de récréation pour distinguer les loges avec le sexe contiguë. Et la calotte aussi, elle en prend pour son grade ! Mais ce n'est que de la caricature.

  

Tandis qu'une autre grande obédience dont le rituel est unique, s'affaire à manigancer, avec les mêmes pratiques courantes des centrales syndicales, pour désigner les édiles des régions. C'est de la démocratie en mimique. Sans compter leur appétence à vouloir jouer aux voltigeurs de la pensée unique, quand ils se retrouvent dans les ateliers dits supérieurs, où l'on complote avec hardiesse plus que l'on ne discute de symbolisme et d'honnêteté humaniste. Le démissionnaire Trois Points en savait quelque chose !

 

Certaines petites obédiences, sous prétexte du lexique conservateur, optent pour une attitude de grande fatuité, pour demeurer dans un anonymat de circonstance, afin de circoncire toutes velléités provenant d'éventuels groupuscules nerveux. Au sein de chaque obédience se tiennent au devant du parvis, représentation de la mouvance dans un carcan de connaissances, des défenseurs de dogmes derrière lesquels, tout chemin de traverse renvoie les voyageurs perdus dans le chaudron de l'hérésie. Cela interpelle la "Gouroucratie",  bordée et bardée de "gouroucrates" en tenue de péplum hollywoodien. Les voies du Seigneur sont toujours impénétrables et donc impérissables.

 

Et le frère démissionnaire de constater :

 

Ces appelés s'installent en maçonnerie pour d'autres raisons liées à l'interne et au psychisme des individus. Beaucoup d'entre eux se cherchent une porte de sortie pour assouvir un équilibre chancelant afin d'éviter les mauvais chemins de traverse. Prendre le maillet devant un parterre de dix frères, cela donne de la consistance à une existence quelconque. Pense-t-il du moins !

 

On y trouve des secteurs divers de la société ………

 

Des militaires, en général ceux qui aspirent à une reconnaissance, tout en usant de ce que l'on leur a toujours enseigné : le commandement ….. Le fait d'être militaire leur procure une stature sécuritaire, que d'autres profanes ne possèdent guère. C'est ainsi qu'on les retrouve dans des instances sportives, associatives, où le "paraître" prévaut une idée fixe et éloquente.

  

Des fonctionnaires accoudés à leur bureau, comptant les secondes à égrener pour finir la journée, le café et les journaux du matin, dont la vie en sédentaire acculé, ne représentent plus le miroir de l'espèce humaine. Ils sont enseignants, professeurs, de tous genres et de tous niveaux, des administratifs qui se font tanner la peau par des supérieurs malsains …… ils viennent saupoudrer le paysage maçonnique.

 

Quant aux grosses têtes, elles se font un malin plaisir d'écrire et de panacher le verbe haut et l'oral criard. Le nombre de livres traitant de maçonnerie et dont la Maçonnerie en général trouve son importance sans être à chaque fois falsifiée par un hermétisme d'ascète. Le rédacteur se sert des idées des autres pour enfanter sa propre progéniture écrite. Le précédant ayant sous-loué, lui aussi, ses propres écrits.

 

De là à excommunier les francs-maçons, comme le fait l'Eglise Catholique ou certains groupes extrémistes des temps éculés, cela relève d'une fâcheuse addiction de l'esprit à la médiocrité intellectuelle. Comme diraient certains, les mêmes d'ailleurs, "que Dieu bénisse les siens". Fermer le ban.

 

 

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