Langue de Bois : Le Moralisme à la petite Semaine

Publié le par 2L


19. Le Moralisme à la petite Semaine

 

Du plus grand au plus petit dans notre société, c'est l'éclosion du Moralisme de bas quartier qui s'enfle comme cette grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.

 

De ce match de Football entre les français et les irlandais, quel pataquès de cacophonie en tous genres, surtout de ceux qui connaissent rien de la chose et qui la ramènent à la manière des badauds grandes-gueules des foires de septembre.

 

Et voici que Jacques ATTALI qui ouvre le ban dans Libé pour dire son sentiment de "scandalisé" après que la main eût participé à un deuxième but honteux, qualifiant par ce geste indigne la France au tournoi final de la coupe du monde en Afrique du Sud.

 

ATTALI avait aussi prédit la catastrophe de l'économie mondiale voici des lustres, avec la connivence des traders de tous poils. Et que personne ne l'avait écouté contrairement au Christ qui, dans le désert, savait ameuter la foule, comme l'avait aussi fait Mikaël Jackson, pour distribuer le pain aux pèlerins d'alors.

 

Lui qui parle d'un "amoncellement d'hypocrisies et de lâchetés de la part des joueurs et de l'entraîneur", il ne saurait pas mieux dire en étant socialiste d'un parti qui manipule les gens avec les mêmes recours ! Qu'a-t-il fait comme sport, surtout du sport de haut niveau et professionnel pour comprendre tous les mécanismes qui sévissent en-dessous de toutes activités sportives du monde. S'il avait regardé ce match sous un autre angle, il saurait que tout ce qui précédait ce but n'était qu'un ramassis de mauvais gestes dangereux, bien loin des règles de ce jeu et surtout de l'éthique tout court. Les coups de coude dans la figure de l'autre sur les phases descendantes, les tacles avec les pieds qui traînaient sur la cheville de l'adversaire après une glissade, les prises illégales par derrière, les arrachages de maillot, les ceinturages interdits, les crocs-en-jambe permanents, les bousculades irrégulières par derrière ……. Bref une encyclopédie de procédés contraires aux règles du jeu, et ce sans que l'arbitre suédois n'ait crié aux loups qui perturberaient le bercail du champ de Saint Denis ! Et des deux côtés, avec l'incompétence notoire d'un directeur du match, il est normal que ce genre de situations existe à la satisfaction des joueurs. Que celui qui n'a pas foiriné une seule faute contre un adversaire lève le doigt ? Les voici qui pointent tous le pouce vers le sol.

 

C'est comme les écrivains qui écrivent des âneries dans leurs opus, que les gens lisent par mégarde voulue ou par simple innocence. Quand ATTALI parle d'exemplarité, la gauche à laquelle il adhère ne donne pas beaucoup d'exemple à ce jour, lui qui distribue béatement des "ave" comme ces curés – qui n'en ont cure -- au confessionnal pour rassurer le pécheur qu'il pouvait recommencer autant que faire se peut et autant de fois qu'il veut.

 

Quant à parler de l'avenir, à propos "des ethnologues du XXII ème siècle qui seront surpris de constater que les gens les mieux payés alors étaient les footballeurs et les traders ……. Tout en étant parfaitement immoraux ", ATTALI se pavane gaiement dans la choucroute. La terre tourne toujours autant. A-t-il retenu que Sodome et Gomore, Samarie et Jérusalem étaient bien des centres de luxure et de perversité de l'époque ? Qui s'en étonne de nos jours des bordels français en Indochine, en Algérie, pendant les deux dernières guerres, le OneTwoTwo inébranlable, le Bois de Boulogne, les maisons de passe de St Denis, la Thaïlande, les anciennes colonies d'Afrique, on nique et tout le monde fornique à tout va sur tout ce qui bouge à la limite de l'inconscience. Allons Monsieur ATTALI, ne jouez pas l'hypocrite quand vous parlez de "ces enjeux financiers". Et vous qui êtes un spécialiste de la finance, vous devez connaître plus que nous toutes les ficelles de ce monde qui vous appartient où l'on peut être sûr que ce que vous reprochez aux footballeurs, vous devez en être le vrai spécialiste dans votre secteur d'activités ….. Que le Seigneur me pardonne si j'ai péché ……

 

Entre-temps Mr Trappatoni, le coach des irlandais, débarquait de l'avion et répondit aux questions concernant ce geste : "C'est un Meurtre ". Bigre ! Pour un italien qui porte en lui le germe d'un excès de langage, cela devient en général insignifiant; surtout pour ce dénommé qui, à son époque, le foot italien représentait tout ce qui était négatif à savoir le "Cattenaccio", ce fameux "Cadenas" que les italiens utilisaient en anti-jeux, en bottes en touches, en retard de réparation des fautes pour gagner du temps ….. Tout pour des résultats des rencontres d'une médiocrité déconcertante à l'affichage. Avec ce langage d'une méconnaissance de la signification, Mr Trappatoni se prend pour le moraliste de service, lui qui usait d'artifices peu glorieux à son époque. Un meurtre vaut les assises, Mr Trappatoni ……. Heureusement qu'il n'y a pas eu mort d'hommes ce soir-là !

 

Quant aux anglais qui arboraient la morale sur un terrain de football, ils ont comme d'habitude la cervelle ramollie pour oublier tout ce qu'ils savaient faire dans ce domaine du loufoque. Regardez-les donc en Rugby, en Football, ils sont loin d'être des enfants de cœur quand il s'agit de rencontrer les français et les autres aussi : les coups de pieds sur des joueurs au sol ou en mêlée, des cravates à tout vent, des placages à retardement  …. Surtout lorsque ces matches sont arbitrés par les britanniques. C'est de l'histoire qui se renouvelle. Sûr que les français sur ce match n'ont pas été glorieux, loin de là, mais en sport pour ceux qui le pratiquent dans le haut niveau, savent très bien que la fortune ne frappe qu'à la porte des audacieux. Il appartient à l'arbitre de faire respecter les règlements : il les a faits et a signé au bas de la feuille de match entérinant les résultats de façon régulière. Mais au fait, comment se fait-il que le capitaine irlandais ne soit pas venu pour porter réclamation en bonne et due forme. De quel côté est l'hypocrisie ?    

 

Quelqu'un disait des anglais que lorsqu'ils ne rapportent plus de titres chez eux, ils inventent d'autres sports pour engranger en premier les trophées ! Et pan sur le bec …. A méditer.

 

Vite, vite Seigneur, ramenez vos brebis dans le torrill pour un sérieux décrassage.

 

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Edité le 22 Octobre 2009

Syncrétisme

9.Le Sacre de l'Opprobre

 

L'histoire de ce pays est drôlement excitante, à croire que les colombines du paradis perdu qui se font niquer à l'improviste n'attendent qu'une seule chose, que cela se renouvelle le plus souvent possible dans le futur : pour faire durer le plaisir du narcissisme égrotant.

 

Quand Marine le PEN ressort tout frais moulu de ses réminiscences livresques le livre de Frédéric MITTERAND  "La mauvaise vie", elle n'a pas prévu que le boomerang lui revienne à la face plus vite qu'elle ne le dit, et que des potaches à la manque allaient lui servir de secrétariat du parti à la hussarde. Après les deux premiers jours de la vindicte, on ne la voit plus sur le devant la scène, comme ces terroristes, qui se dérobent le long des murs, après avoir créé le mélodrame du tabloïd !

 

Le porte-parole du Parti Socialiste qui délaisse sa présidente et s'empresse d'emboîter le pas à la frontiste du Front National, lui proposant d'être son secrétariat perpétuel dans une cacophonie indescriptible de retouches et que …. je te remette une autre couche. Il n'y a rien de plus ringard que de passer en second pour dilapider un livre, paru belle lurette en 2005, que d'aucuns n'avaient levé le moindre petit doigt ni suscité la moindre critique. Et vendu à 190.000 exemplaires. Pour porter un tel jugement à posteriori, cela ressemble à une resucée de mauvaises langues, que Bernard HAMON, le porte-parole du PS, a jugé bon de jouer les Ponce-Pilate de service en s'adjoignant deux lampistes quadras, ivres de pouvoir, que sont le moraliste Manuel VALLS et le péteux braillard Arnaud MONTEBOURG. Ces derniers, toujours à l'affût pour s'approprier un appareil de parti pour lequel ils n'ont apporté aucun satisfecit constructif sauf pour attendre l'heure de partage du festin de rapaces sur un valétudinaire agonisant.    

 

Quand Montesquieu pérorait sur  "La République nécessite la vertu", on peut se lamenter sur quelle sorte de République doit-on mettre en application ? La vertu est loin d'être un enfantement de la conscience humaine. Souvent elle en est le dérivatif des impostures et des imposteurs. Il faut jeter un œil sur le comportement du politicien, celui qui ronge l'os sans la moelle en espérant recueillir la meilleure renommée, pour mieux cerner les contours du dévoiement. Quitte à jeter l'opprobre sur l'autre afin de justifier cette fameuse vertu républicaine ?? Le sujet d'aujourd'hui, à lui seul, fait le tour du questionnement.

 

Et pourquoi ne pas penser en chantant sur des principes odieux comme le fait Brigitte Fontaine : "Je suis vieille et je vous enc…  avec mon look de libellule" ?







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